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TECHNOLOGIES 3D

Impression moléculaire : des objets en micromètres

16 août 2016

Nous savions déjà que certaines imprimantes 3D étaient capables de concevoir des objets de plusieurs mètres. L’imprimante Big Delta mesurant 12 mètres de haut et 6 mètres de circonférence permet de construire des maisons dans les zones sinistrées. Le procédé n’est pas si compliqué puisqu’il suffit d’avoir suffisamment de matière pour empiler les couches. À l’inverse, l’infiniment petit exige nettement plus de prouesses techniques. Les choses pourraient changer, car l’entreprise canadienne Nanogrande a réussi à concevoir une imprimante 3D moléculaire.

Une impression au nanomètre

Nanogrande en partenariat avec le Centre de Recherche Industrielle du Québec a dévoilé la première imprimante 3D moléculaire. Cette technologie est capable d’imprimer des objets avec une précision égale à la taille d’une molécule d’ADN, c’est-à-dire 1 nanomètre (nm). Il s’agit d’un réel exploit quand on sait que 1 nm est égal 0,000001 millimètre (mm).

Cela permet la création d’objets solides de 500 x 500 micromètres (µm) minimum. Pour être plus clair, grâce à l’imprimante 3D Nanogrande il est possible de concevoir des objets de 0,5 x 0,5 mm. Il s’agit d’une véritable révolution pour cette technologie.

Un très grand choix de matériaux

Pour concevoir ces objets en µm, l’imprimante 3D Nanogrande peut utiliser une très grande variété de matériaux. Elle peut utiliser des nanoparticules de métal, des polymères, des matières organiques, des céramiques, des oxydes, des nanotubes de carbone, etc.

À noter que l’imprimante se décline en 3 versions : M-1, M-100 et M-1000. La M-1 sert à concevoir des objets ne craignant pas la présence d’oxygène de l’air. Les modèles M-100 et M-1000 permettent de concevoir des objets dont la présence d’oxygène peut être un problème. La conception se fait alors dans un environnement où l’air est remplacé par un gaz noble.

Les avantages de l’ impression moléculaire

Cette technologie est une réelle avancée. Elle offre une définition nettement supérieure puisque celle-ci est de l’ordre du nanomètre. Grâce à cette imprimante 3D, il est donc possible de concevoir des objets sans défaut visible et aux formes très complexes.

De plus, elle permet de concevoir des objets avec une précision jamais atteinte jusqu’ici. Il est possible de mélanger les matériaux et de placer des éléments à la molécule près.

Le large choix de matériaux est également un avantage, puisqu’il devient envisageable d’imprimer des objets de différentes natures. Par exemple, cette imprimante 3D pourrait permettre la conception d’aliments.

Cette technologie s’adresse surtout à certaines industries spécialisées dans la micro-optique, le micro-prototypage, la photonique, la lithographie, la recherche en micro-fluide, ou les microstructures mécaniques. La médecine pourrait également être intéressée pour concevoir des organes imprimés en 3D. Idem pour l’alimentaire comme nous l’avons déjà évoqué.